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notice d'utilisation (français)

 

Notice d’utilisation du parachute BT afin d’obtenir une information sérieuse, pour alimenter des heures de réflexion ... mais aussi pour encourager les rassemblements associatifs ennuyeux ou encore comme lecture passionnante adressée à une équipe de treuilleurs en voie d’extinction. Thème obligatoire dans la formation d’instructeur.

Chers vélivoles, chers treuillards(es), chers aides de piste,

Depuis environ le milieu des années 70 que je m’occupe des parachutes de câble, ma motivation est de produire des parachutes aussi bons et aussi résistants que possible.

Malgré cela je suis souvent amené à réparer des parachutes, qui ont été malmenés sur différents aérodromes. ( Ici les noms ne seront pas dévoilés).

Cela me pousse à rassembler tout ce qui est nécessaire et bon à savoir sur cet élément de notre décollage à laquelle on prête peu d’attention. Pensons toujours qu’un parachute hors d’usage par le meilleur temps peut tout aussi bien gâcher une belle journée de vol qu’une casse-câble ou qu’une voiture de piste en panne.

Il y a peu un passionné des sports aériens de LSV Gronau m’a téléphoné et m’a demandé si un parachute acheté en 1990 pouvait être réparé. « Nous avons un si mauvais terrain . » s’excusa - t- il. Là-dessus je lui répondis  que c’était déjà un belle performance qu’un parachute ait tenu 9 ans en dépit de ces circonstances. A Gronau tout est fait parfaitement, ils n’ont sûrement pas besoin du manuel d’utilisation suivant.

  1. Le parachute est accroché tel quel, directement à l’extrémité du câble de treuillage, de manière à ce que les longues courroies, et donc la base du parachute, pointent vers le treuil. Dans le cas contraire le parachute ne s’ouvre pas ! Avec cette phrase j’apparais un peu idiot mais cela doit être dit une fois clairement. On ne sais jamais...

  2. Le précâble munis de zones de pré-ruptures s’étend entre le parachute et le planeur, ce que vous savez tous certainement.

  3. Celui qui possède un treuil à deux tambours peut s’offrir le luxe d’accrocher un parachute de couleur lilas au câble de gauche (left) et un parachute de couleur rouge au câble de droite (right). Je suis vraiment très fier de cette innovation qui a bouleversé si profondément le monde du vole à voile. Là, une remarque décisive m’a été faite par les vélivoles de Verden. Ceux-ci, dans un moment de recherche provoqué par les circonstances, ont découvert qu’aucune perte de sécurité n’est significative lorsque le parachute lilas est tiré à droite et le parachute rouge à gauche. Seulement toute l’équipe au départ doit faire preuve d’une plus grande attention pour identifier si le parachute utilisé est celui de gauche ou de droite, le rouge ou le lilas, le nord ou le sud, l’est ou l’ouest, la forêt ou la plaine, le montagne ou la vallée. Faire du planeur signifie aussi à juste titre : « mettre son intelligence à l’épreuve ! »

  4. TOUJOURS et je dis bien TOUJOURS, lorsque le parachute est séparé du câble de treuillage, il faut réordonner les longues courroies, qui bizarrement s’entrelacent toutes seules comme dans le mythe du groupe Laocoon ( rechercher dans la mythologie grecque). Lorsque les courroies s’entrelacent tendrement, le parachute perd de sa fonctionnalité d’une part et d’autre part les rapports de longueurs entre chacune sont tels que les différentes courroies ne sont pas soumises aux mêmes efforts et c’est pourquoi quelque soit leur résistance, elles peuvent céder plus tôt. A ce propos les vieux parachutes sont sympathiques pour de telles réparations. Par contre ils ne sont pas appréciés et se déchirent lorsque le thermique fait rage. Mon correcteur d’orthographe ne me montre que des mots soulignés en rouge , soit dit en passant. Est-ce que j’écris de manière incompréhensible ?

  5. Là, tous vieux loups de mer que nous sommes, nous savons que le moment critique au départ est le premier mètre et tout aussi important les 50 suivants. Si le treuil se relâche un peu après la montée ( le célèbre et observé Windenloch) (Remarque de l’auteur : Après le Loch Ness en Ecosse c’est le deuxième loch le plus mystèrieux.) ou si le ou la pilote rend légèrement la main ou ce qui est encore pire, si les deux rendent la main, alors le parachute fait tout comme programmé, sans qu’il n’y ait de coquille cachée quelque part : il essaie de s’ouvrir et y réussit . Ce n’est pas une raison pour se plaindre au constructeur, qui ici serait moi-même, mais essayez d’analyser la situation et de vous rejeter la faute. Dans le cas de vieux planeurs tels que le Ka 6 ou l’ASK 13 cela ne se passe en général jamais, mais plus chez de meilleurs planeurs plastiques, avec lesquels de meilleurs pilotes volent. Afin de sauver l’honneur de « ces pilotes performants » on parle plutôt d’un problème dû au poids plus élevé de ces planeurs et de la capacité d’accélération du treuil. Le parachute est seulement l’instrument qui montre que tout ne se déroule pas correctement. A Braunschweig nous avons essayé de résoudre le problème en agrandissant le diamètre du tambour avec des lattes de bois collées les unes aux autres pour recevoir au départ l’accroissement de puissance nécessaire. Le parachute n’est donc jamais fautif, JAMAIS !

  6. Enfin le planeur est en l’air, le parachute bât légèrement au vent , il en a tout à fait le droit, il n’a sinon rien à communiquer.

  7. Après le largage arrive la gros de son travail. Rapide et fiable, il s’ouvre et montre au treuillard, qu’il n’en a pas tout à fait fini avec le treuillage. La récupération du parachute doit se passer avec autant d’attention et de responsabilité que le treuillage avec planeur au bout. Celui qui pense qu’avec la pleine puissance cela va mieux se trompe royalement ! M. Tost, oui il existe vraiment, me dirait , que les mauvais parachutes , en effet trop petits, ou une mauvaise récupération avec plein gaz conduirait à une mort certaine et prématurée du moteur de treuil. Ca nous ne le souhaitons à aucun prix. Le parachute le supporte déjà. Alors à écrire : Avec une vitesse de rotation moyenne tirer le parachute jusqu’au treuil. Le câble de treuil doit être tendu et enroulé sur le tambour sans laisser de jour entre chaque boucle. Le parachute est dimensionné pour qu’il puisse offrir assez de résistance et qu’il puisse voler jusqu’au treuil. Bien entendu, par vent cela va mieux que par temps calme. Mais le parachute se soulève aussi de la place quand il est tiré horizontalement, par exemple le soir lorsque le dernier câble n’est pas utilisé mais doit être rembobiné. Cela peut aussi arriver. Alors laissez toujours le parachute au bout ! Lors du rembobinage avec une vitesse trop élevée, non seulement le treuil est mis hors d’usage mais aussi avec la plus grande vraisemblance le parachute. Il peut commencer à tourner. Tourner peut aussi être un signe « d’emmelage ».

  8. Par vent traversier, en tant qu’instructeur vélivole j’aime beaucoup ce mot, parce qu’il a une consonance très professionnelle, il peut arriver que le parachute ne puisse être ramené jusqu’au treuil, mais qu’il se rapproche du côté droit ou gauche de l’aérodrome. Suivre la politique de l’autruche est dans ce cas très très mauvais. A Oerlinghausen cela a conduit à un accident mortel , puisqu’ effectivement une cycliste , qui roulait le long de l’aérodrome , fut fauchée par le parachute. On a du mal à se représenter un situation aussi sérieuse, mais c’est pourtant vrai. Buissons, haies, arbres, et en premier les clôtures de fil de fer barbelé ou parce qu’elles sont coûteuses, les lampes de limitation de piste sont autant d’obstacles à ne pas prendre avec impulsion et vitesse. Ramener le lentement et avec doigté ou dans le doute toujours descendre de son promontoire et aller chercher le parachute sur le terrain. A pied ! ou bien envoyer le tracteur le cas échéant.

  9. Je dédie ce paragraphe aux treuillards. Ce peut être dans ce cas seulement tous les volontaires qui doivent montrer aux « petits nouveaux  incompétents», qui sont tout juste contents du haut de leur 14 ans de pouvoir conduire un tracteur, comment on doit récupérer un câble correctement. Consciemment je ne me tourne pas vers les treuilleuses, parce que je n’en ai jamais entendue parler ni même côtoyer. Celles-ci sont d’ailleurs plus irascibles et plus émotives, elles appuieraient franchement sur les gaz, si cela était exigé. Maintenant continuons avec messieurs les treuillards : donc plein gaz jusqu’à proximité du treuil. Seulement avec le mot « proximité », cela ne marche pas toujours. Le mousqueton, la partie séparatrice ou l’anneau triangulaire du parachute s’est imbriqué dans le tambour. Cela n’est tout simplement pas normal. Les camarades et en particulier le chef d’atelier le remarquent bien. Non seulement les appareils sont révisés mais aussi tout ce qui s`y rapporte, comme par exemple le treuil.

  10. Admettons que jusqu’à maintenant tout s’est bien déroulé, déjà un nouveau préjudice s’approche de notre parachute sous la forme du remorqueur de câbles ? N’ai-je pas justement parlé des jeunes et des inexpérimentés ? Les plus vieux membres ( oups, « les membres » au féminin n’existe pas) de l'association sont heureux de ne pas devoir conduire de voiture et repoussent entre-temps volontiers cette corvée. Une bonne occasion à saisir. Je me souviens du temps, où j’avais 18 ans , mais toujours pas de permis de conduire, et les anciens camarades méritants se disputaient jalousement le privilège de conduire le vieux VW Kübel. Nous avons à l’aéro-club de Braunschweig résolu le problème élégamment et possédons grâce à l’aide de Dieu le meilleur et le plus moderne tracteur des pays de l’ouest sous la forme d’un VW transporteur, Diesel GT, avec tous les gadgets, il vaut le coup d’œil. A propos de tracteurs et de leur transformation, on pourrait en écrire un livre, le mieux avec beaucoup d’illustrations. Revenons à notre sujet. Si les parachutes sont maintenant séparés du câble et transportés à part, on en vient pas de l’extérieur c’est-à-dire par les participants à influencer le processus d’emmêlement. C’est les lois de Murphy. Ou est-ce que cela peut-être réduit avec un peu de soin ? On ne jette pas non plus les parachutes sur un moteur bouillant ou sur un pot d’échappement. Les matériaux constituant le bonnet et les courroies sont en polyamide pour sa durabilité et fondent à haute température. Comme tout s’entasse dans un tracteur, (remarquez avec quelle manière décente je décris cette amalgame) il peut se trouver une ou plusieurs batteries en-dessous. Les électrolytes n’aiment pas les parachutes ! Puisque nous avons, il y a quelque temps, déjà réparé certains parachutes , je peux aujourd’hui affirmer avec Ben Akiba, que tout s’est déjà passé.

  11. Une bonne méthode semble être, lorsque le câble et suffisamment gainé, de ne pas suspendre les parachutes mais de les fixer intelligemment sur le toit du tracteur, à la potence rabattable, et de laisser le précâble traîner sur la plate-forme. Nous avons pour seul avantage à Braunschweig une superbe surface herbacée et de ce fait peut d’usure.. Vous connaissez mieux votre propre environnement. A en juger par les petits soucis enfantins de réparation (parachutes) qu’il m’a été donné de voir dans le passé, les champs sur lesquels vous volez doivent être tout à fait mauvais et boueux. Il existe tout de même certaines associations qui lavent leurs parachutes avant de les envoyer en réparation . A 60° en machine, avec de la lessive pour linge délicat bien-sûr.

  12. Après que les parachutes soient revenus entier au point départ, il reste encore une chose à surveiller. Le parachute est accroché au vent, pour que celui situé sous le vent soit le premier à partir. Cela évite, le remorqueur ayant fait des zigzags et ayant croisé les câbles, de trimballer le deuxième parachute qui, alors, s’ouvre et handicape encore plus tout processus déjà merd… C’est valable bien-sûr pour les association qui ont un treuil à deux tambours. S’il y a encore plus de bobines c’est encore bon. A Repke-Schnuckenheide, près de Hankensbuettel une association hollandaise avait un treuil à quatre bobines dans un hangar, qu’il lavaient après chaque séance de vol !! Ca je le tiens de source sûre . Les expressions sous le vent et au vent montrent seulement que je m’y connais un peu dans les choses maritimes. Le treuillard fait attention en règle général, à ce que le premier parachute n’entraîne pas le deuxième câble, il doit sinon se séparer de son treuil, ce qu’il fait à contre cœur. En principe tout recommence depuis le début, en admettant que la séance de vol dure plus longtemps que un ou deux décollages.

  13. A quoi doivent encore faire attention les membres de l’assocition ? Après la séance de vol ne pas balancer n’importe où, dans un coin, le ou les parachutes avec leur précâbles comme un tas de vielles guenilles. Un peu d’attention et de soin compte là aussi. Mettre à sécher, s’il-vous-plait, les parachutes mouillés. Lorsqu’une dommage au parachute ou aux courroies est constaté, ne pas continuer à treuiller avec, mais l’envoyer tout de suite en réparation. Ah oui tous les ans le 01.04 je propose un stage intensif sur les parachutes, pour que chaque association sache les plier manuellement de manière propre et adroite et sache les stocker. Un autre stage «  démêlage des courroies pour débutants et initiés » est prévus le 11.11.

  14. Maintenant un autre thème, qui ne doit être omis dans aucun club vélivole : Comportement dans les cas exceptionnels.

A) En fait il me vient en premier à l’esprit ce que doit faire le treuillard lors d’un faux départ ou d’une casse-câble, ce qui est en relation avec le câble de parachute et la sécurité exigée dans ce cas. « Halte stop », enlever le pied des gaz, ralentir le tambour . Le parachute peut tomber ainsi à terre et n’engendrer aucun dégât. Un parachute ouvert et tiré peut entrer en collision avec un planeur ou vis-versa. Des dommages, il y en a en général toujours.

B) Le parachute atterrit hors de la plate-forme. J’ai déjà traité ce thème plus haut. S’il-vous-plait relire encore une fois le passage : paragraphe 8 pour plus d’exactitude.

C) On conseille à toutes les associations d’avoir un parachute de remplacement au cas où. Je n’ai tout de même pas promis de durée de vie illimitée. Prenez un vieux parachute encore fonctionnel comme réserve et offrez vous en un neuf.

D) Un paragraphe est encore à ajouter. J’ai déjà parler brièvement des gros parachutes de queue, mais je voudrais encore y ajouter quelques détails. Lorsque nous avions à l’ « Ouest » nos parachutes Starfighter, cela était compréhensile que nos amis vélivoles de l´ « Est » aient des parachutes MIG. Comme je l’ai appris les résultats étaient les mêmes. Ces parachutes non produits pour les vélivoles étaient dans leur construction si chers que nous n’aurions jamais pu nous en payer un neuf pour nos fins. Mais l’expérience que ces parachutes se laissent très facilement entrainer que sur beaucoup d’autres points étaient meilleurs que ceux « cousus main » fut payer par de nombreuses autres mauvaises expériences. Lors d’une casse-câble, ce parachute s’ouvrait naturellement tout de suite et il pouvait arriver que le parachute s’étala sur la voilure ou encore pire sur le cockpit de l’appareil, parce que le pilote sage et expérimenté piqua immédiatement et vola dans le parachute. Ce qui peut se passer, se passe comme c’est bien connu, et déjà le dirigeants restreignirent le diamètre du parachute à 1.80m environ. Avec ceci, pris fin le chapitre sur les gros parachutes. Remarque : ce qui est beau peut être aussi dangereux !

E) J’ai comme l’impression que ce point va être un peu plus long. Une lettre de Heppenheim de l’Aéro-Club Kreis Bergstrasse m’a conduit sur ce thème. Je cite le passage le plus excitant mot pour mot : « Un ASK-13 se trouvait à 300 m de hauteur environ lors d’une treuillée, lorsque une forte décharge d’électricité statique ou un coup de foudre s’abattit sur le treuillage. Les deux pilotes avaient leurs cheuveux qui se dressaient sur leur tête ; aussi à cause de l’électrification de l’appareil il ne pouvaient ni toucher le manche ni la manette de largage. Le largage fut effectué avec le pied à partir du siège arrière par l’instructeur. Quelques secondes plus tard l’incident fut clos et le planeur pouvait atterrir sans problème. » L’assossiation s’interesse à la conductibilité des courroies. Celles des parachutes d’Heppenheim et celles de beaucoup d’autres parachutes ne sont pas conductrices.

F) Il y a peu de temps j’ai acheté des courroies conductrices qui étaient composées de tresses métallisées gainées ayant pour but de dissiper de faibles charges électrostatiques par l’intermédiaire du câble de treuil. Chaque pilote a déjà ressenti après l’atterrissage le même effet qu’en voiture, lorsqu’on reçoit des picotements, plus ou moins forts, selon la sensibilité de chacun. Mes tresses métallisées devaient donc se charger de la tâche, qu’a la comique « Petite queue » chez la plupart des automobilistes. (Qui rit là ?) Nous devions depuis longtemps suspendre l’utilisation des ces courroies, parce que le constructeur se prit l’idée de ne vouloir nous les vendre qu’en quantité gigantesque. Le nombre de mètres nécessaires pour environ 100 parachutes vendus n’est pas si énorme que ça, nous devions renoncer au gag et utiliser des courroies normales. Je n’ai jamais su si les tresses dans la courroie auraient vraiment servi à quelque chose. Ce qui ne se passe pas une fois, peut être difficilement constaté. Pas de nouvelle, bonne nouvelle, comme disent les gens en Angleterre ou en Amérique.

G) Dans la parution de février 1996 de L’Aéro-courrier se trouvait un article : « Ainsi sera votre treuil, en forme pour la nouvelle saison ». Ici se trouvait la phrase intéressante : «  Il ne doit y avoir aucune liaison électrique entre le pré-câble et le câble de treuil par le biais de la voilure du parachute, pour garantir la séparation des potentiels entre le planeur et le treuil .» Depuis février 96, j’avais la légitimation de pouvoir produire des parachutes non conducteurs. La plupart du temps l’expérience vient avec l’âge, et comme j’en ai un certain (âge), je possède aussi l’autre, logique non ?

H) Je me souviens également comment la plupart des associations fabriquaient encore leurs parachutes elles-mêmes. On prenait un morceau du câble de treuil, on l’enveloppait de tissu résistant tout autour, en quoi le dernier parachute ressemblait, mais beaucoup étaient trop petits. Le résultat était fracassant au sens propre du mot. Je pouvais aussi dire qu’il ressemblait à une pierre. Mais la séparation des potentiels n’existaient pas et cela allait tout aussi bien. Je n’ai pas connaissance à première vue d’effets négatifs se rapportant à la super conductivité de ce parachute.

Je constate que dans un planeur toutes les commandes jusqu’à la manette de largage sont reliées ensembles par des tresses de cuivre. Le treuil est toujours relié à la terre. Aucun treuillard ne l’oublie.

N’est il pas plus facile de croire que le courant peut circuler vers la terre par le planeur ? L’article dans l’Aéro-Kurier de Gerhart Egger semble si compétent. En fait, nous avons, vélivoles, en premier vraiment appris ce qu’est un bon parachute, lorsque de nombreux Startfighter se sont écrasés et que les parachutes de queue arrivèrent à bas prix sur le marché. Ce que c’est très gros parachutes avaient de sournois, les utilisateurs l’ont appris tôt ou tard, douloureusement.

Je voulais maintenant le savoir très précisément. A Braunschweig, la Recherche est à la porte, c’est bien réussi. J’appelle la LBA ( Luftfahrtbundesamt) et demande s’ils savaient quelque chose sur ce thème. Sans une maligne joie, je ne peux que constater, qu’on ne sait rien. Mais le PTB, pour les non Braunschweiger c’est le département de technique physique (Physikalisch-Technische Bundesanstalt), je devais les contacter. Je le fis. De là, on m’a renvoyé à la chaire de technologie sur les installations à haute tension de l’université de technologie de Munich.

Par courrier, j’exposais ma requête , et je reçus sous peu une réponse d’un très sympathique Professeur Dr. Ing. habil H. Steinbigler. Je crois que cela sert à la science et c’est pourquoi maintenant tout ce que le professeur a écrit est cité.

« Si j’ai bien compris votre question, il vous importe de savoir si le parachute, qui se trouve lors du treuillage entre le planeur et le câble de treuil, doit posséder une partie isolante à l’électricité ou non. Plus loin vous me demandez si un coups de foudre sur un planeur est réaliste. A la dernière question : Le coup de foudre est très certainement réaliste en particulier lors d’un départ au treuil pendant du orage. Le champs électrique orageux se trouve très fortement modifié à travers le câble de treuil, métallique et conducteur, relié à la terre, il en est de même si une partie séparatrice isolante de quelques mètres se trouve quelque part entre les deux. Le système planeur-câble-treuil se comporte alors comme un bâtiment très haut, pour lequel après expériences, une probabilité d'impact élevée similaire (en particulier avec de ce que l'on appelle Aufwaertsblitzen) est donnée. Dans le recherche sur la foudre de tels effets sont utilisés pour attirer la foudre (« déclenchement de la foudre ») en dressant des fils de fer au moyen de petites fusées. Les départs au treuil pendant un orage sont fortement déconseillés.

A la question sur la partie isolante ou conductrice sous la forme d’un parachute, il y a à mon avis deux points de vues : premièrement l’effet du chargement électrostatique, deuxièmement l’effet du coup de foudre. Les chargements électrostatiques peuvent, par le biais d’ un parachute conducteur , c’est-à-dire une liaison conductrice entre le planeur et la terre, être évités. Un coup de foudre peut alors, lorsqu’une séparation de quelques mètres de long est présente, ne pas être évité, là une telle barrière est certainement court-circuité par la décharge de l’éclair. Aussi la séparation de potentiels donnée par la présence d’une partie isolante entre le treuil et le planeur est comme paratonnerre très peu efficace, car , comme je l’ai déjà mentionné, le champ électrique de l’orage est considérablement influencé par le câble de treuil conducteur et relié à la terre. Comme point d’impact vient en premier l’extrémité supérieure du câble, toutefois une telle frappe peut également se répercuter sur le planeur et ses pilotes.

Un parachute conducteur agirait en principe comme paratonnerre, s’il était en mesure de conduire l’électricité sans fondre ni s’évaporer (exploser !). Une protection contre les coups de foudre dans un planeur n’est normalement pas un parachute conducteur.

En résumé vous pouvez vous apercevoir, à mon exposé, que ni un parachute isolant ni un parachute conducteur ne peuvent être une protection efficace contre la foudre. D’après moi on devrait tout bonnement renoncé au départ au treuil lorsqu’un orage est proéminent.

Cela ne vous fait pas un pincement au cœur, lorsque nous nous laissons entrevoir une possibilité de pouvoir nous exploser ou de pouvoir nous évaporer franchement en perspective ?

En outre j’ai renoncé à commenter cette lettre, car il parle pour lui même dans toute sa franchise et sa simplicité. Il ne me reste plus qu’à mentionner qu’en plus du Professeur je fus adressé à une source d’informations supplémentaire qui est la fédération d’électrotechnique (VDE), à qui j’ai également écrit.

Lorsque le temps est orageux, ou plus directement lorsque l’orage est proéminent et pour les plus courageux d’entre nous, par orage ne JAMAIS décoller, ceci est ma contribution au comportement à avoir dans les cas particuliers. Celui qui s’est imposé par la force jusqu’à maintenant se sent certainement plus intelligent qu’avant, c’est aussi quelque chose de très beau, n’est-ce pas. Respect devant la violence de la nature, comme elle est représentée une fois par l’orage, elle ne devrait pas à nous vélivoles nous être étrangère.

15) Je voudrais encore vous apprendre quelque chose sur mes propres affaires. Depuis juillet je livre des parachutes dont les longues courroies peuvent être changées. L’anneau triangulaire inférieur a été remplacé par un anneau à boulons. Lorsqu’une longue courroie est endommagée , des courroies de rechange peuvent être commandées et cela remplacée. Cela épargne des frais.

L’anneau triangulaire permet aussi le mise en place plus facile du mousqueton, de l’anneau ou d’une partie séparatrice. On doit seulement s’assurer que les boulons sont bien serrés et qu’en cas de remplacement que les courroies sont bien, à nouveau attachées, à l’anneau. Les courroies supérieures sont doublées depuis longtemps et tiennent de ce fait encore mieux pour ne pas dire encore plus longtemps.

16) Pour finir encore une communication : tous les parachutes sont livrés maintenant avec la désignation « Styled by Giogio Doga ». Dans le textile c’est toujours italien. Il y a aussi les sous-vêtements de Bruno Banani, par exemple. Celui qui n’a pas encore de dictionnaire d’Italien dans son placard : Doga = (Fass)-daube. Tout ca pour expliquer ce choix de mot à la mode.

17) Maintenant c’est malheureusement la fin. J’ai fait l’effort d’appliquer la nouvelle règle d’orthographe allemande de mon mieux, mais mon savoir se nourrit encore.

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